https://www.astasa.org/2021/09/29/le-confinement-ou-lart-de-faire-une-residence-artistique-a-domicile

L’œuvre Go(au)ss se présente sous la forme d’un bracelet électronique pour artistes, qui capte des données physiques de l’environnement (température, position satellite, etc.) et qui crée ensuite des images via des logiciels de visualisation de datas. J’ai porté ce bracelet deux fois, afin de tester son fonctionnement en assignation à résidence, en janvier 2020 puis en avril 2020, lors du premier confinement. Les résultats particulièrement différents de ces deux expériences questionnent l’impact du confinement sur une auto-assignation à résidence. Il semblerait que, si le protocole reste le même, la seconde expérience se distingue de la première par cette contrainte nouvelle. Alors que je suis toujours à mon domicile, j’ai l’impression d’être en résidence artistique temporaire, immergée dans un nouvel environnement, propice au renouvellement de mes habitudes de création. Cet article tente d’expliquer comment cette opération peut avoir lieu ; comment le confinement a engendré, au sein même de mon habitat, lieu de l’habitude, une expérience de résidence artistique temporaire, avec les enjeux de dépaysement qu’elle engendre.

Mots-clés : assignation, résidence, habitat, habitude, habiter, confinement, ermitage, dépaysement.

Pour citer ce texte :

Garance Poupon-Joyeux, « Le confinement ou l'art de faire une résidence artistique à domicile »,Astasa[en ligne], n°4, 2021, disponible sur href="https://www.astasa.org/2021/09/29/le-confinement-ou-lart-de-faire-une-residence-artistique-a-domicile", consulté le [date].